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Tue-Loup sonne aussi singulièrement que le nom qui le désigne depuis 1996 autour de Xavier Plumas (chant, guitares, harmonica), Thierry Plouze (guitare électrique). Groupe à géométrie variable, on retrouve en général autour du duo créateur les musiciens Eric Doboka (basse), Thomas Fiancette (batterie, percussions), Romain Allanot (batterie) et Christian d’Asfeld (claviers, piano).

Ce qui définit Tue-Loup, en premier lieu, c’est son authenticité : ici, les mots comme la musique procèdent d’une expérience de vie et creusent une résonance dans le coeur et l’esprit de l’auditeur. La subtilité harmonique, mélodique accentue la portée émotionnelle des textes. Le ton poétique rend les mots énigmatiques, curieusement familiers, nous rendant tangibles la difficulté d’être, le vertige devant la vie, sans pour autant nous y enfermer.

Car dans le même temps survient la nécessité de vivre et la recherche de ce qui peut sauver : peut-être la musique, les mots, l’amour… « Aimer » est bien le « verbe fort », dans toute son ambivalence. Si l’amour est ce qui sauve, c’est aussi l’élément de la perte ; ce qui éclaire et réchauffe est susceptible de brûler et de consumer. Les couleurs que recèlent l’imaginaire de Tue-Loup offrent des reflets changeants : les bleus peuvent virer au noir, puis du noir éclore des roses au parfum écarlate. Que la beauté incandescente de notre vie nous perce, nous blesse, c’est peut-être là un des meilleurs moyens pour « laisser un passage à l’ange » semble nous insinuer l’ensemble de ces chansons et de cette musique.

Les disques de Tue-Loup contiennent une pesanteur, de celle que nous éprouvons lorsque nous sommes tout proches de l’Ange qui habite certaines grandes oeuvres, et nous aident, par là même, à nous sentir plus léger. Tels les traces d’un engagement grinçant et voluptueux, ils nous convoquent à apprivoiser les dissonances qui nous hantent, à aimer « La Belle Inutile » (notre vie).

En 2012, Tue-loup revient avec un nouvel album sobrement intitulé « 9 ». Habitée par une poésie trouble et racée, chargée d’électricité matée, cette musique inclassable nous envoûte par sa densité et l’originalité de ses arrangements où s’invitent cuivres, choeurs féminins et percussions étranges. Tue-loup continue de tracer son chemin, loin des sentiers battus.

10 albums jalonnent le parcours de Tue-Loup :
- Les Sardines (1997, autoproduit)
- La Bancale (1998, Pias)
- La Belle Inutile (1999, Pias)
- Penya (2002, Le Village Vert)
- Tout Nu (2004, le Village Vert)
- Rachel au Rocher (2005, T-rec, Naïve)
- Le Lac de Fish (2007, T-rec)
- Le Goût du Bonbon (2009, T-rec)
- 9 (2012, Dessous de Scène)
- Ramo (2016, Dessous de Scène)

« Ramo », dixième album du groupe, sort le 4 mars 2016. Il est né sur les bords du Tage, à Lisbonne,
avec l’écriture de la chanson « Tejo ». La langueur, la sensualité et la lumière voilée de ce bout
d’Europe s’est déclinée tout au long du disque, dans l’ombre d’un personnage plus ou moins
fantasmé. Tue-Loup présentera ce nouvel album le 31 mars 2016 au Zèbre de Belleville à Paris.